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187 postes par an pour accéder à la catégorie B entre 2026 et 2028

Le ministère a annoncé au Comité Social d’Administration Ministériel (CSAM) du 16 octobre 2025 la poursuite du « repyramidage » de la catégorie C (adjoints administratifs et techniques) vers la catégorie B (secrétaires administratifs).

Concrètement, cela permettra de :

Une avancée pour les agent·es, mais de nombreuses insuffisances

Ces promotions concernent bien entendu l’ensemble des directions et structures administratives des ministères sociaux, notamment l’administration centrale, les DREETS, DEETS et tous les établissements publics où sont présent·e·s les agent·e·s appartenant à ces corps, dont les ARS.

La CGT prend acte de ces déclarations de la DRH ministérielle mais reste vigilante sur la mise en place concrète des mesures annoncées et sur leurs modalités pratiques (répartition de postes entre liste d’aptitude et examen professionnel, fonctions concernées et gestion de la liste complémentaire 2025).

Dans l’immédiat, ces promotions sont autorisées par un texte dérogatoire au décret du 11 novembre 2009 relatif aux carrières des corps de catégorie B.

Ce texte permet une augmentation du nombre de promotions de catégorie C de 1% à 5% des effectifs du corps des secrétaires administratifs entre 2026 et 2028. 

Tout en reconnaissant cette avancée, la CGT s’est abstenue au comité social d’administration ministériel pour plusieurs raisons :

  • Le ministère ne prévoit pas de mesure de « repyramidage » cette fois de la catégorie B vers la catégorie A, risquant ainsi de créer des blocages de carrière pour les agent·es de catégorie B ;
  • Le corps des adjoints sanitaires n’est pas concerné par ce plan de « repyramidage » car le corps des secrétaires administratifs ne leur est pas ouvert pour la promotion en catégorie B ;
  • La promotion des catégorie C vers la catégorie B peut être néfaste pour certain·es lauréat·es en termes de déroulement de carrière avec des « inversions de carrière » (en clair le salaire indiciaire serait pour certain·es agent·es promu·es paradoxalement plus faible en catégorie B) ;
  • La loi du 6 aout 2019 (article 93) permet aux agent·es en situation de handicap d’accéder à un corps ou cadre d’emplois de niveau supérieur ou de catégorie supérieure par la voie du détachement. Or, cette disposition légale n’a jamais été appliquée dans notre ministère pour les promotions des « C » en « B ». Et pourtant notre ministère est chargé de promouvoir les missions d’inclusion des personnes en situation de handicap !

« Les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés » dit le proverbe !

La disparition inadmissible des examens professionnels

Depuis 2 ans, la CGT constate que les examens professionnels pour l’accès des personnels de catégorie C à la catégorie B (adjoint administratif ou technique vers secrétaire administratif et adjoint sanitaire vers T3S) ont soudainement disparu. Nous en ignorons la raison !

Interrogée par la CGT, La DRH-Ministérielle se contente de renvoyer les organisations syndicales à un vague groupe de travail sur les parcours de carrière des agent·es de catégorie C afin de déterminer la ventilation des postes obtenus par le plan de « repyramidage » entre la promotion au choix et la promotion par examen professionnel. Pourtant, les décrets des statuts particuliers de secrétaire administratif (SA) et T3S autorisent bel et bien ce recours aux examens professionnels.

La CGT est profondément attachée à la mixité des modes de recrutement qui permet aux agent·es de catégorie C de ne pas attendre indéfiniment qu’un chef de service veuille bien proposer un·e agent·e à la promotion au choix.

Ce dossier est loin d’être clos. La CGT revendique :
  • Un plan global de repyramidage des emplois de la catégorie C vers la catégorie B et de la catégorie B vers la catégorie A ;
  • Une refonte immédiate des grilles indiciaires, notamment celles de la catégorie B, afin d’éviter les scandaleuses « inversions de carrière » pour les collègues de catégorie C promus dans le corps de secrétaire administratif ;
  • Un plan massif de transformation des emplois d’adjoint sanitaire en technicien sanitaire et de sécurité sanitaire ;
  • L’ouverture immédiate d’examens professionnels de SA et de T3S dès l’année 2026.

Et pour l’ensemble des fonctionnaires :

  • Une entrée de grille indiciaire des salaires au minimum 20% au-dessus du SMIC ;
  • Une augmentation immédiate de la valeur du point d’indice de 10% et le rattrapage des pertes accumulées ces dernières années ;
  • L’indexation de la valeur du point d’indice sur l’inflation ;
  • L’intégration des primes au traitement indiciaire.
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