Archives de catégorie : Mobilisations

Combattre l’extrême-droite et l’austérité qui la nourrit !

Le SNASS CGT réuni en congrès à Montreuil les 3, 4 et 5 juin 2014 adresse aux agents des ARS et de la Cohésion Sociale la motion suivante.


Un avertissement

Après les élections municipales et la conquête de onze villes par le Front National, ce dernier s’est placé nettement en tête aux élections européennes. L’extrême droite qui pèse sur les politiques et les esprits en France depuis trente ans confirme son enracinement et affiche sa prétention à jouer un rôle majeur dans la vie politique. C’est un avertissement très grave qui est donné aux salariés, aux fonctionnaires et à la population tout entière. Car l’extrême-droite, c’est notre pire ennemi à tous. Lire la suite…

1er mai 2012 : pas de récupération patronale !

Le 1er MAI 1886, à Chicago, une grande grève des ouvriers pour la journée de 8 heures est réprimée violemment par la police qui fait plusieurs morts.

Le mouvement ouvrier international fait du 1er MAI 1890 la première journée internationale de revendication pour la journée de 8 heures.

En France, la contre-attaque patronale viendra en 1941 où le 1er mai devient la « fête du travail et de la concorde sociale » voulue par le régime corporatiste de Vichy qui veut nier la confrontation patrons/salariés.

C’est en 1947 que le 1er mai redevient une grande journée de mobilisation syndicale.

Ainsi donc le 1er mai est un enjeu permanent :

  • « Fête des travailleurs » pour les hommes et les femmes en lutte ;
  • « Fête du travail » pour les patrons.

Et le 1er mai 2012 est particulièrement l’objet de cet enjeu. C’est pourquoi la CGT dénonce la provocation patronale faite par la droite politique d’un rassemblement du « vrai travail ».

En conséquence, la CGT appelle tous les agents du ministère et de ses établissements publics à participer plus que jamais aux rassemblements des syndicats avec toute la volonté et la gravité qu’exige la situation.

DDASS de l’Aude : départ du directeur, une victoire de la CGT !

Le Secrétariat National de la CGT ainsi que l’Union Régionale CGT DRASS-DDASS du Languedoc-Roussillon avaient saisi la DAGPB, le Préfet de l’Aude et l’Inspection Générale (IGAS) pour mener une enquête administrative sur le fonctionnement interne de la DDASS de l’Aude. En effet, le climat social délétère, le taux de congés maladies hors norme, le turn-over irrationnel des cadres et agents ont motivé l’intervention de la CGT pour défendre les agents et trouver une solution.

L’IGAS a donc mené une enquête sur place en rencontrant la direction, les agents et les représentants de la CGT. l’IGAS a constaté la situation désastreuse des personnels de la DDASS en lien avec une gestion chaotique de la part de la direction se traduisant par une souffrance au travail chez de nombreux agents.

Ainsi, en septembre 2005, le directeur de la DDASS de l’Aude s’est vu retiré par arrêté son emploi fonctionnel de direction et a été réintégré dans le corps de l’inspection de l’action sanitaire et sociale.

  • Pour la CGT, il s’agit d’un succès pour la reconnaissance de la dignité des agents dans l’exercice de leurs fonctions et de leurs droits à des rapports sociaux et hiérarchiques sereins au sein d’une administration locale, leur permettant d’espérer de pouvoir désormais assurer leurs missions de service public en direction des usagers sans avoir à supporter des pressions permanentes de la part de la hiérarchie.
  • C’est enfin la reconnaissance de l’action syndicale menée pour faire respecter les personnels dans leurs droits les plus élémentaires, et parmi eux les représentants du personnel CGT qui ont été particulièrement exposés à des mesures de rétorsion inadmissibles en raison de leur appartenance syndicale et de leur courage dans la dénonciation des abus.

Pour la CGT, il s’agit maintenant de poursuivre sur la voie du redressement afin que s’installe à la DDASS de l’Aude un climat propice au fonctionnement de ce service public.

Paris, le 13 octobre 2005


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Quand le ministère chargé de l’intégration des handicapés licencie ses propres agents handicapés…

Dans la présentation du Projet de loi de finances pour 2006 du budget du ministère de la Santé et des Solidarités, il est inscrit :

« 2006 sera l’année de la pleine mise en œuvre de la loi sur le handicap, votée le 11 février 2005…. Près de 80 décrets d’application de la loi sont en train d’être rédigés et seront signés d’ici à la fin de l’année 2005. Ils visent notamment deux objectifs : permettre la compensation du handicap (grâce à la nouvelle prestation individualisée) et la participation des personnes handicapées à toutes les composantes de la vie sociale (accessibilité aux bâtiments ; accès à l’emploi ; aides techniques, financières et humaines )…. »

Cette volonté d’intégration passant notamment par l’emploi serait-elle un vœu pieux, et en tous cas une volonté politique que le ministère ne jugerait pas utile de s’appliquer à lui même ? Jugeons en :

Mr X, souffrant de séquelles d’un traumatisme crânien (il a lui-même indiqué son affection et permis qu’il en soit fait état), et titulaire d’un emploi réservé (accès selon les dispositions du décret de 1995) dans un service déconcentré est jugé inapte à son poste, en raison de tâches confiées manifestement inadaptées à ses difficultés d’ordre cognitif (classement, conduite de véhicule..)

Cette décision de l’administration est intervenue en l’absence d’avis éclairé du médecin de prévention qui n’a donc pas pu avertir l’employeur des nécessités d’adapter le poste de travail en raison de la pathologie constatée, la direction concernée ne disposant pas des services d’un médecin de prévention. La décision du jury de titularisation, comme celle du recrutement ainsi que la définition du poste, a donc été prise selon le seul point de vue de l’administration dans l’ignorance de la situation médicale réelle de l’agent et des effets de celle-ci au plan professionnel.

Le licenciement demandé, bien qu’assorti d’une reprise de formation dans un Centre spécialisé aggravera les difficultés d’insertion (éloignement du domicile, échec sur un poste qui aurait du être accessible entraînant le renforcement du sentiment de dévalorisation).

Cette décision est particulièrement choquante car non seulement l’administration a fait preuve d’insuffisance technique dans le recrutement et le suivi de l’agent handicapé mais, après l’avoir placé en situation d’échec, elle lui fait grief de ne pas donner satisfaction et le licencie sans remettre en cause un seul instant sa manière de faire.

En CAP, la partie syndicale s’est opposée à l’unanimité à ce licenciement, ouvrant ainsi la voie à l’arbitrage du ministre, l’administration ayant voté unanimement pour. Au bout du compte et malgré les nombreux échanges et propositions concrètes faites par l’action syndicale, l’administration centrale, pour ne pas aller contre une décision d’une de ses directions, mais aussi par facilité, a finalement opté pour le licenciement.

Il est inadmissible que le ministère responsable de l’insertion des personnes handicapées se comporte ainsi avec ses propres agents.

Les propositions alternatives issues de l’action syndicale:

A la place du licenciement, il a été proposé l’intégration de M.X dans une équipe de travail étoffée où ses difficultés d’organisation pourraient être prises en charge, au lieu de le laisser sur son poste de travail actuel sans suivi adapté.

Une solution a été trouvée pour le reclasser en Préfecture, avec l’assentiment des autorités responsables, et le principe d’une mise à disposition retenu, dans une perspective d’intégration définitive sur un poste de travail adapté d’ici à quelques mois (en tenant compte tout à la fois du type d’administration ou d’établissement visé, mais aussi de leurs disponibilités budgétaires).

Notons également le coût pour la collectivité de la formation qui lui est proposée, sans garantie de retrouver un emploi à l’issue du stage.

Nous dénonçons cette prise de position, contre-pied manifeste aux déclarations d’intention officielles affichées, comme ce fut le cas le 27 septembre 2005 à la DAGPB lors de la présentation du plan pluriannuel handicapés de notre ministère.

C’est d’ailleurs pourquoi, ce jour-là, à la suite de cette démarche syndicale, les organisations du ministère des affaires sociales (CGT, CFDT, FO, CGC, UNSA) réunies à la DAGPB, ont décidé de soutenir ce dossier par tous les moyens qui leur sembleront adaptés.

  • Si le Ministre a la volonté de favoriser l’intégration des travailleurs handicapés, tant dans le secteur privé que dans ses propres services, encore faut il qu’il le démontre concrètement…
  • C’est pourquoi nous élevons la plus vive protestation contre une décision indigne de la mission de notre ministère.
  • Nous demandons que le dossier de cette personne handicapée soit repris en considération afin de construire un parcours d’insertion stable à partir des propositions concrètes que nous avons présenté à la CAP et à l’administration. Avec, cette fois, la présence active de la médecine de prévention.

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